L’homme le plus rapide du monde
Cet été, Usain Bolt a marqué de son empreinte les championnats du monde d’athlétisme de Berlin. Devant 70.000 spectateurs et des millions de téléspectateurs, le jamaïcain a obligé les scientifiques à revoir leur copie. En effet, L’institut de recherche biomédicale et d’épidémiologie du sport de Paris tablait sur 9s72 comme étant le seuil sous lequel un être humain ne pourrait jamais descendre au 100m. Bolt surnommé « l’éclair » avale la distance en 9s58, à une vitesse de pointe de 44,72km/h et en 40 à 41 enjambées (foulée maximale 2.70m en une enjambée).
Au cours de sa courte carrière (il n’a que 23 ans) il est devenu le 1er athlète masculin à gagner 3 épreuves au cours des mêmes jeux olympiques depuis Carl Lewis en 1984 et le premier coureur de l’histoire à établir les records du monde de ces trois disciplines aux mêmes jeux. C’est le premier homme qui améliore trois fois de suite le record du monde des 100m.
Sans tomber dans d’idolâtrie mondaine qui fait de ces athlètes des dieux du stade, (les performances de notre Dieu ne sauraient être comparées à celles des hommes) on peut tout de même admirer le panache de cet athlète. Mais pour tout dire, vous vous en seriez doutés, son courage me rappelle une course qui nous concerne tous, qui ne se déroule pas dans un stade, mais dans l’arène du quotidien. Je veux parler de cette course dont la bible nous enseigne les règles, celle dont l’apôtre Paul disait, tandis qu’il approchait de la ligne d’arrivée :2 Timothée 4/7 : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement.
On comprend qu’il ne s’agit pas ici d’un 100m parcouru sous les acclamations d’une foule en liesse, mais d’un cheminement chrétien, d’un combat spirituel souvent long et solitaire pour garder la foi tout au long de l’existence. Remarquons aussi que la récompense n’est pas comparable : « la couronne de justice » est hautement plus enviable que toutes les médailles d’or que le monde sportif ait pu distribuer. C’est le Seigneur lui-même qui attribue cette très haute récompense, non pas aux apôtres seulement, comme nous pourrions le penser, mais à tous ceux qui auront aimé son avènement. L’aimez-vous ? L’attendez-vous ? Est-il l’objectif de votre course ? Il s’agit de l’avènement du Seigneur lorsqu’il apparaîtra en gloire pour être admiré de tous. Ne cherchons pas la gloire des hommes, les podiums humains sont si éphémères, cherchons la gloire de notre divin héro dont nous attendons le retour.
Revenons quelques instants sur les récents exploits de Usain Bolt : interrogé sur ses trois records du monde, à savoir 9s58 au 100m ; 19s19 au 200m et 37s10 au 4x100m, l’athlète répondra ceci : « j’ai montré aux gens ce que je peux réaliser en travaillant dur et en me concentrant sur l’objectif. » « Travailler dur, et se concentrer sur l’objectif », voilà qui rejoint ce que dit l’apôtre Paul :
Travailler dur : 1Corinthiens 9/24-27 : « Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix ? Courez de manière à le remporter. Tous ceux qui combattent s’imposent tout espèce d’abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible ; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible. Moi donc, je cours, non pas comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air. Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même désapprouvé après avoir prêché aux autres. » Que de renoncements Bolt et les autres n’ont-ils pas enduré pour une couronne périssable ? En ce début d’année et de reprise des activités, engageons nous dans le service du Seigneur avec courage, même si cela doit prendre du temps, mobiliser des énergies et nous conduire à des renoncements.
Se concentrer sur l’objectif : Phillippiens 3/12-14 : « Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ.
Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. » Que Dieu renouvelle notre consécration, notre zèle, réalisant la gloire qui est attachée à son appel.
Jean-Marc MAURIN
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